We Are Bezukry!
Au début des années 2000, deux esprits déjantés originaires de Verton dans l’Illinois (ou le Pas-de-Calais, on ne sait pas
vraiment), s’allient pour créer un petit duo sans autre prétention que celle de s’amuser en partageant leur passion commune pour la musique. Grands amateurs de métal devant l’éternel mais
également férus d’éclectisme, voire de folie musicale, les deux guitaristes s’organisent quelques répèt’ et commencent à jammer, sans se soucier aucunement des styles abordés. Rapidement, ceux
qui deviendront Gene Eco et Sacha Disto débauchent leur complice Hugh Grunt, chargé
d’assurer les vocaux, qui s’avèreront aussi extrêmes qu’hétéroclites. Le trio ainsi formé s’attelle alors à la réalisation d’une démo qui verra le jour en décembre 2005. Les 5 titres, réunis sur un cd autoproduit nommé Children of Madness, ont pour points communs un son et une
inspiration métal (black, death, thrash, doom, punk, etc), ainsi qu’un goût prononcé pour l’expérimentation et le mélange des genres (rock, easy listening, techno, indus, folk…)
Ce joyeux foutoir rencontrera un écho non négligeable, au moins pour ses auteurs, auprès des différents fanzines et webzines qui l’auront chroniqué. Si le
melting-pot n’a pas envoûté tout le monde (les plus conservateurs, de leur propre aveu, estiment le mélange trop poussé pour éveiller leur intérêt), tous les auteurs de reviews à propos
du 5 titres ont été surpris par la musique proposée et ont reconnu sa folie (« Il existe quelques esprits dégénérés dans le monde du metal », « formation iconoclaste qui sort des
sentiers battus, indéniablement ! », « chez Bézukry, les barrières n’existent pas et les limites non plus »). L’enthousiasme a même gagné certains (« ce groupe a l'audace
de mélanger les opposés et ce avec un brio que je n'aurais jamais cru envisageable », « le résultat défie les probabilités », « Bézukry peut être fier de sa musique tellement
le concept est osé et novateur », « jamais je n’ai vu un groupe mêlant aussi bien autant de styles avec des transitions aussi adéquates »).
A partir de là, le trio s’est mis à la recherche de membres pour compléter son line-up et créer un véritable groupe live. C’est chose faite avec
l’arrivée de Tommy Litre en mai 2006, puis de Nikos Alabhass un peu plus tard (devinez les instruments des deux bougres).
Bézukry élit alors domicile à Boulogne/Mer, lieu de résidence de 80% du groupe. Le concert du 27 janvier 2007 à La Krypte (Calais) sera le premier pour l’entité mais, malheureusement, le dernier
pour Gene Eco, laissant ses comparses dès le lendemain (!) pour partir s’installer au Japon. A l’image de sa musique, Bézukry ne brille alors pas par une stabilité à toute épreuve : Nikos
Alabhass cèdera lui aussi sa place un peu plus tard, imité ensuite par Tommy Litre. A la décharge de ces derniers, Bézukry ne constitue qu’un seul de leurs divers projets ; les emplois du
temps (trop) serrés auront eu raison de leur implication dans le groupe.
Hugh Grunt et Sacha Disto ont ainsi accueilli tour à tour Steve Varice (basse), Jean-Pierre Parpin (guitare) et Vinnie Paupaul (batterie). Ce line-up semble être parti pour durer et pour commencer à enchaîner les concerts, chose que n’a jamais réussi à faire Bézukry depuis sa création (5 concerts au total, en ce début juillet 2009). Toutefois, cette « discrétion » n’est pas seulement dûe à la malchance, elle provient également du fait que les membres du groupe tiennent à prendre leur temps et à travailler sereinement pour proposer des shows dignes de ce nom ; jusqu’à tout récemment, les impératifs professionnels ont souvent freiné les velléités de concert, mais cette période semble être révolue et Bézukry compte bien faire parler de lui en 2009-2010. Fort d’une dizaine de nouvelles compositions, les Boulonnais aimeraient également en enregistrer certaines afin de proposer à un parterre de fans plutôt garni un nouveau cd à se mettre sous la dent, qui leur permettrait de retrouver un peu de la folie scénique offerte par Hugh Grunt et ses ouailles.






